"Revival" - un Ward comme neuf !
Le grand
chantier du printemps-été 2005 pour les actifs
de "MidPy" aura été la "mise
à jour" - comme disent les informaticiens
- du wrecker fédéral confié au club de
Villeneuve sur Lot par Bernard Faivre il y a plus de vingt ans
- déjà.
Et ce n'était
pas la première du genre : perçu en 1983 à
Angoulême sans une pièce maîtresse de la
transmission et avec les câbles en vrac, l'engin avait
connu une première restauration rapide afin d' être
opérationnel pour Overlord 1984 au stade de Bayeux.
Et il servit d'ailleurs, au petit matin du 6 juin, à
aller récupérer une jeep folâtre qui avait
fricoté de trop près avec un pont : elle était
sur le parcours officiel, et pour "dégager le
paysage" le Ward-la-France avait fait le trajet aller
et retour - 30 km - pied au plancher avant le cortège
des officiels, au milieu d'une route interdite, bordée
de gendarmes et CRS immobiles…
Un peu plus
tard, ce fut le changement de moteur dans le garage de Carras,
puis le changement des douze pneus, passant du dessin civil
de l'armée française aux crampons "military
style" : une opération assez physique vu le
poids des roues ! Une nouvelle peinture fut aussi appliquée
un peu plus tard.
Et puis
l'engin connut une retraite studieuse en participant à
plusieurs chantiers de restauration : soulever un moteur était
un jeu d'enfant !. Avec un sommet en 1990 où il alla…
aux bains de mer du côté d'Arcachon il participa
de toutes ses forces à l'exhumation du fameux Sherman
ensablé dans les dunes. Cela lui valut un embrayage explosé,
un pare-choc en vrille et en prime un petit bain jusqu'au dessus
du marchepied dans une baïne à la mer montante.
Cela a failli être plus grave !
L'été
2004, lors d'une remise en route, l'on s'aperçut de défaillances
du radiateur, et de porosités suspectes des réservoirs.
Au démarrage, il se mit à fumer noir comme une
usine soviétique d'avant-guerre : le pointeau du carburateur
était resté grand ouvert, collé par les
restes de la vieille essence caramélisée : le
moteur était plus que suralimenté mais il tournait
quand même ! Du coup, décision fut prise d'un sérieux
passage en clinique.
Cela dura
plusieurs mois lors des rencontres hebdomadaires à "l'atelier-club"
le samedi après midi : il y eut la phase "état
des lieux" avec liste des nombreuses réparations,
la phase "démontage" - pas la plus aisée
- puis la phase "réparation", la phase
"remontage", et pour conclure les finitions
dans une belle peinture. Bref, un chantier qui se révéla
plus important et plus laborieux que prévu mais avec
une dizaine de paires de bras décidés et efficaces,
il fut mené à bien. Tout juste dans les temps,
cependant, pour participer à la journée marquant
à Agen le
10ème anniversaire du 48ème régiment de
transmissions - mais sans marquages, faute de temps…!
Bravo à
tous pour ces centaines d'heures de bénévolat
sur l'engin fédéral !
Avec un
litre au moins au kilomètre et deux réservoirs
de 200 litres chacun, reste à trouver des sponsors pour
le carburant !

8
octobre 2005, Agen, 48ème R.T., le Ward la
France
lors de sa première sortie après rénovation
fondamentale.
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