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Le
sherman de midpy.
Le M.V.C.G
Mid-Py eut une notoriété nationale
en 1990 lors de la résurrection d'un char Sherman 1942
qui avait fait la campagne d'Italie avant d'être détruit
au combat
.
Ce
char Sherman M4.A2 a été en 1990 le tout premier
char de la seconde guerre mondiale à être totalement
restauré par des collectionneurs civils sur le territoire
français.
L'odyssée
de ce char débuta aux petites aubes du jeudi 1er mars
1990 quand Bernard Belledent, l'un des fondateurs du
M.V.C.G. " MidPy ", entendit à la radio que
les sables de La Teste (Gironde) venaient de "vomir"
un vieux char en bord de mer. Il lança son président
régional Thierry Jacques sur la piste, et la réaction
fut aussi rapide qu'efficace : une heure plus tard le président
de la F.F M.V.C.G à l'époque., Jean-Pierre
Dardinier, était informé qu'il avait un rendez-vous
à honorer le lendemain matin avec le colonel commandant
la base aérienne de Cazaux: le char était aux
aviateurs, il avait servi de cible à des tirs inertes
pendant des années avant de s'enfouir lentement dans
le sable dans les années 1970. Mais à présent
qu'il avait déboulé sur la plage, loin de tout
chemin, il devenait un terrible sujet de préoccupation
pour les aviateurs à quelques semaines des premiers baigneurs.
A tel point qu'on envisageait de le "pétarder"
L'entrevue
avec les aviateurs fut franche et cordiale. Nous étions
les premiers civils, certes, à nous y intéresser
mais il y avait, aussi le musée des blindés de
Saumur qui avait également reçu la nouvelle par
radio.
Mais le
capitaine J. P. Tribustch, vu l'état du "cadavre",
jugea inopportun d'encombrer davantage le '"Golan"
de Saumur. Et puis, l'exhumation du vieux monstre ne s'annonçait
pas des plus simples
Ainsi, l'armée de l'air a
donné son feu vert au M.V.C.G. Midi-Pyrénées
qui s'engagea à libérer la plage dans les plus
bref délais, ceci dans un climat d'euphorique inconscience,
la suite des événements allait le montrer
Au passage, le char avait été identifié
comme le rare Sherman diesel, doté au début des
hostilités de deux moteurs de bateau " Grey-Marine
".
Une petite
trentaine de tonnes d'acier, enfouies en porte-à-faux
dans un pied de dune meuble, c'était tout sauf un cadeau.
Le premier samedi, il faisait quatre degrés au lever
du jour quand la colonne de semi-remorques parvint à
pied d'uvre. Un porte-char avec une pelle hydraulique
de belle taille, deux Wreckers et un 6x6 garni de plaques d'envol
Il fallut
vider à la main les tonnes de sable qui garnissaient
le char - il n'avait plus de moteur -avant de penser
pouvoir bouger quoi que ce soit. Basculement sur le coté,
quart de tour, déchenillage, puis rebasculement sur les
larges skis de métal - qui avaient été
préparés pour éviter l'enfoncement -
furent les premières manoeuvres. Les aviateurs vinrent
nous regarder faire en Méhari et en Peugeot "Dangel"
: leurs puissantes grues n'avaient pas le droit de s'éloigner
des pistes de la base aérienne, en cas de "crash"
imprévu.
L'embrayage
de l'un des Wreckers éclatait sous l'effort, et de surcroît
la marée montait : il fallut battre en retraite, un peu
déconfits, un Ward remorquant l'autre sur deux mille
mètres de plage. Et il fallut deux heures de plus pour
faire grimper la dune au Ward éclopé, au treuil
mouflé et aux plaques d'envol, dans un sable aussi porteur
que du couscous pas cuit
Re-belote
le samedi suivant : l'équipe des transports Duscio
- généreux sponsor - qui en a vu d'autres,
s'investissait encore plus avec du matériel ad-hoc :
une pelle hydraulique encore plus grosse et un monumental bull
"D-8" - quelques 30 tonnes
- pour tirer
le char sur ses larges skis pendant deux kilomètres.
Un véritable
travail de chasse-neige, à petits pas, le bull parfois
se cabrant ! Mais en début d'après-midi, au pied
de la pente de sable mou menant au goudron, il fallait bien
se rendre à l'évidence : on cassait beaucoup mais
on n'avançait plus guère. Les dernières
dizaines de mètres seraient les plus dures
Bien
que réparé dans la semaine, le Wrecker seul ne
suffisait pas.
Et le troisième
samedi, avec le retour de Jean Gomis, - Président
du club voisin - de son calme de "pro"
et de ses treuils, le Sherman se décida à bien
vouloir monter, mais pas à la course !
Les deux
semi arrimant les Wreckers en plein effort, se payèrent
même le luxe, toutes roues bloquées, de reculer
de plusieurs dizaines de mètres
, mais le char arriva
en haut.
Et en guise
de clin d'il ironique aux perturbateurs qui l'avaient
exhumé il montra que ses galets tournaient encore : il
faillit redescendre de la remorque tout seul ! Le plus dur était
fait : les aviateurs le "dépolluèrent"-
théoriquement - de ce qui restait des têtes de
projectiles, le rincèrent abondamment, et le char put
enfin partir vers Villeneuve-sur-Lot une semaine plus tard.
Ils restait
à préparer la remorque Rogers à 24 roues,
récemment acquise par la Fédération : sablage,
peinture, mais surtout démontage des roues, réparation
des crevaisons et autres, révision des freins, graissage,
etc
, deux grues de spécialistes placèrent
ensuite le M4.A2 sur sa remorque d'époque : on a su ainsi
que, allégé comme il l'était, il pesait
encore 25 tonnes
Premiers essais, premiers ennuis : un
boogie de la remorque se bloqua d'un seul coup et fit caler
le Diamond ! Cela occasionna une journée supplémentaire
de travail pour démonter les roues, décoincer
les tambours..., sur la remorque qu'il n'était plus question
de décharger. Il va sans dire que c'étaient les
roues du milieu, par conséquent les moins accessibles
!
Imprévu
: le Wrecker aux bains de mer, comme en 44 !
Pris dans
le feu de l'action, on se laisse parfois surprendre par la marée.
Surtout lorsqu'il y a ces spécialités landaises,
les "baïnes" - des creux en arrière
plage - qui se remplissent subitement. Le Wrecker en plein effort
a été pris de vitesse par une lame. Résultat
: un bain de pied plutôt appuyé, pour le camion
comme pour les hommes et la musette de Charles dans le coffre
à outils n'en a pas perdu une goutte. Un dessalage sérieux
suivi d'une pulvérisation à l'huile de vidange
ont conjuré le mauvais sort oxydant, cela faisant aussi
partie aussi des souvenirs

Apres trois samedis d'une débauche
phénoménale de moyens
techniques et humains pour parvenir
à l'exhumation du Sherman des sables, une tâche
tout aussi
gigantesque sera nécessaire pour la
résurrection de ce monolithe d'acier rouillé,
au passé chargé d'histoire.
Entre le
vendredi 2 mars et le mardi 8 mai, un peu plus d'une soixantaine
de jours se seront écoulés. Cela restera les deux
mois les mieux remplis pour le M.V.C.G. Midi-Pyrénées
et ses copains. Déjà bien occupés à
préparer le 45ème anniversaire du débarquement
en Normandie, qui fut d'ailleurs mémorable, ils eurent
en plus à faire face à cet imprévu : ce
fameux Sherman qu'une tempête venait de ramener au jour
sur une plage du coté d'Arcachon, pas loin de la dune
du Pyla. Mais c'était sans compter sur la détermination
de ceux que toute la presse - régionale et nationale
- allait bientôt surnommer : "les mécaniciens
de l'impossible". Deux mois après en effet,
plusieurs milliers de personne à Villeneuve-sur-Lot,
au cours d'un mémorable défilé, le regardaient
passer, tout rouillé, sur le porte-char Rogers à
24 roues, attelé au Diamond M-20.
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Entre-temps
personne ne s'était vraiment ennuyé. Et comme
le disait un spectateur, très attentif, mais néanmoins
avisé : "il en reste encore un peu à faire
!"
Après
une petite journée de gloire, l'heure de la résurrection
:
Cela commence bien par une mise en pièces totale
Lors de
ce défilé du 8 mai 1990 dans les rues de Villeneuve,
le passage de ces quelques 25 tonnes de rouille s'attira quelques
moues dubitatives de la part du public. "Ça marchera
ce machin tout rouillé ? Mais il n'y a pas de moteur.
Et les chenilles, elles sont où ?". Bref, la
taille du chantier avait de quoi faire baisser quelque bras
C'était
compter sans Marcel Jacques qui avait sans doute eu très
peur de s'ennuyer cet hiver là : dans sa tête,
en s'endormant, tournoyaient les projets. Et puis voilà
un coup de fil d'un ami de Tours : "Vous savez, du coté
de Bressuire, il y a un original qui a eu des Shermans";
La graine était lancée : une reconnaissance en
Vendée sous la pluie de juillet, une expertise rapide,
une discussion plus longue avec le détenteur : en définitive,
le club investissait ses réserves dans l'achat d'une
embase de Sherman - découpée au dessus des
chenilles - mais sur lequel, vendeur dixit, tout fonctionnait
et serait livré en état de marche !

L'affaire
fut donc arrêtée, et ainsi, l'épave des
dunes allait pouvoir greffer cur, bras, et autres accessoires
sur sa vielle coque une fois rajeunie. Quand on pense que, il
y a peine deux mois, le vieux char ne savait pas encore qu'il
reverrait le soleil
A plus forte raison, ce tas de tôles
oxydées et salées, ignorait qu'il rajeunirait
de manière aussi spectaculaire !
Il faut
dire qu'il est tombé sur une fameuse équipe de
spécialistes en réanimation, les choses sérieuses
n'ayant vraiment commencé qu'à la fin de l'été
90. Le Président d'honneur Marcel Jacques avait commencé
à sortir ses grosses clés US et les rallonges,
nous, avec la canicule, nous le regardions, avec un étonnement
circonspect et un peu incrédule, perdre des litres de
sueur à vouloir dominer la montagne de rouille.
Commença
alors le compte à rebours et on a très vite vu
qui était le patron : le Sherman a perdu, il s'est laissé
faire
Le début aussi des surprises. Après
quinze ou vingt ans dans le sable marin, les énormes
écrous ne se dévissaient-ils pas presque tous
? Certes, les grosses vis à tête fraisée
de la tourelle donnèrent plus de fil à retordre.
Il fallut trouver et adapter quelques ruses, mais au bout d'un
mois de travail à quelques-uns - oh ! pas des dizaines,
vous vous en doutez, toujours les mêmes - les barbotins
étaient démontés - le gauche était
neuf avec son réducteur à chevron baignant dans
une huile quadragénaire - puis, une fois le char
descendu lentement de sa remorque - 5 heures ! - on passa
aux choses plus sérieuses.

D'abord
vider l'intérieur de ses accessoires oxydés, démonter
et sortir la boite à vitesses - par le trou de la
tourelle, s'il vous plait - et au passage la découverte
de trois vielles ogives de 75 "oubliées"
que le déminage bordelais vint prendre en charge.
On avait frôlé les "soucis" de
quelques centimètres, heureusement Frédéric
avait décelé le danger en passant à plat
ventre sous la trappe d'évacuation !

Ensuite,
ce fut le tour du canon de sortir vers l'avant pour alléger
la tourelle, que le Wrecker se fit une joie de soulever le 1er
septembre, alors que l'ami Gilbert renforçait l'équipe.
On ne met pas les deux chenilles dans le même sabot !
Le char
était destiné au début à être
présenté "en pot de fleur" sur
sa remorque d'origine, la Rodgers à 24 roues tracté
par un Diamond M20 lui aussi d'époque, mais la découverte
d'une motorisation compatible avec le faible volume du compartiment-moteur
a décidé les mécaniciens de l'impossible
de se lancer un défi : le voir défiler par
ses propres moyens un an après !
Ils n'étaient
le plus souvent que cinq, sous la direction de Marcel , dans
un local prêté par la municipalité de Villeneuve.
Frédéric Bibal, le benjamin du club, qui
attirera dans cette aventure son père Denis Bibal,
qui à son tour, attira Gilbert Maugard, quatrième
- et bigrement efficace - mousquetaire de l'opération.
Ils furent ensuite rejoints par Michel Marchal. Ensemble,
ils vont effectuer l'essentiel du long et lourd travail de nettoyage,
des coups de mains extérieurs venant ponctuellement faciliter
ou accélérer certaines opérations. Car
il s'agit de tout démonter, tout nettoyer,
tout remettre en état, chercher les pièces
nécessaires pour remplacer celles qui ne sont pas restaurables,
vérifier le bon fonctionnement de chaque pièce
mobile, etc. etc. Frédéric faisait des journées
de grattage dont il ressortait comme un mineur d'avant guerre.
Avec le renfort du peintre de service, par ailleurs Président
Fédéral à ses heures, le commando de choc
après avoir fait mal au Sherman, en était désormais
à lui faire plaisir.
Imaginez-vous
le changement en quelques six mois, même pas : le char
a été vidé, démonté, gratté,
détourellé, décanonné et j'en passe.
On a acheté une vielle épave pour avoir de quoi
remplacer foule de choses indispensables.
Et aux premiers
jours de février 91, tout propre dedans - mais pas
encore peint - le vieux M-4 avait vu tourner - sans chenilles
- ses barbotins et sa boîte à vitesse : c'était
pour l'ultime rinçage de nettoyage à l'huile de
vidange, mu par un - provisoire ! - moteur électrique.
Avec deux boîtes de vitesses, nous en avions remontée
une qui fonctionnait, pont, freins et différentiel retrouvant
ainsi la vie.
Parallèlement
à cela, tous les trains de roulements avaient été
démontés en petites pièces, sablées,
repeintes, et remontées avec des bandages caoutchouc
neufs. Le canon, pour sa part, avait retrouvé un air
plus sérieux après passage à la grenaille.
Le puissant moteur diesel qui est destiné à faire
bouger tout cela était récupéré
grâce à un généreux sponsor, s'insérant
parfaitement dans le compartiment moteur, il ne restait qu'à
ajuster les fixations.
Bref, le Sherman mort retrouvait ses joues roses : tout de kaki
revêtu après burinages, ponçages multiples,
et les traitements de surface appropriés, il faisait
bigrement vrai. Un fameux travail d'équipe !
Un
an plus tard
, la consécration !
Climat style normand pour baptiser le Sherman
le 8 mai 1991 à Villeneuve sur Lot.
De la première
à la dernière minute de toutes les cérémonies
du 8 mai 1991 à Villeneuve sur lot, il sera tombé
un de ces super crachins digne de nos amis Normands, voire Bretons
si l'on s'en réfère à la tradition orale
et aux diverses légendes
Q'importe, la fête
aura été réussie malgré tout, même
si l'on s'est parfaitement trempés. Car c'était
bien une fête : une année d'efforts pour Marcel
Jacques, et son équipe réduite mais efficace,
achevée par l'apothéose de l'incroyable. Ce bloc
de rouille n'était-il pas revenu à la vie ?
Un événement
qui à été repris en long et en large par
les quotidiens et qui connut la renommé nationale qu'il
méritait alors. Malgré la pluie, les spectateurs
étaient venus en nombre, et ils n'en croyaient pas leurs
yeux en découvrant un char apparemment neuf devant le
monuments aux morts. "On se croirait à Courseulles."
a dit un visiteur averti. Mais à cette différence
que le Sherman n'était pas "potiche",
il fonctionnait.
Dés
neuf heures du matin, sur la remorque Rodgers derrière
le Diamond M20, il arrivait avec une digne lenteur, et on le
déchargeait devant quelques dizaines de curieux matinaux.
Après les gerbes et discours de 11h, lorsque les notables
vinrent baptiser le char dans une forêt de parapluies,
il y avait un monde fou, tout autour, la bousculade pendant
que l'équipage, en blouson de tankiste se hissait à
bord du char qui avait recouvré ses couleurs d'origine
de la 5° DB française, de la campagne d'Italie -
C'est avec l'armée de Lattre en effet que le Sherman
progressa en France libérée avant d'être
percé par un "Panzerfaust" allemand qui le
mit hors de combat et tua son équipage, la charge creuse
ayant touché le point faible bien connu, la soute à
munitions latérale.
Et lorsque,
après un quart de seconde de bruit de démarreur,
le moteur tourna, un "Ahhh !" sourd s'éleva
par dessous les parapluies. C'était donc vrai ! Les appareils
photos crépitent, un petit nuage bleu derrière
le char témoigne que c'est bien un moteur qu'on entend
. C'est l'attroupement, Marcel parle dans le téléphone,
en bas Gilbert recoit fort et clair, essaie une derniere fois
l'accelérateur à main et les leviers, cependant
que Fréderic, hilare et heureux, a même oublié
qu'il pleuvait. Il vit un réve tout éveillé,
ça fait plaisir à voir : anecdotiquement, c'était
lui le benjamin du club, et il partageait l'honneur bien mérité
de défiler à bord du char avec Marcel, le doyen.
Un char, ça vous rapproche les générations
! Il faut que le président fédéral, dégoulinant
comme tout le monde, pousse un grand coup de gueule pour que
le public consente à s'ecarter : dans leur dos, le reste
d'un petit défilé, au couleur de "Rhin
et Danube" est passé presque inaperçu
Et le mastodonte s'ébranle, descend le trottoir, attaque
la chaussée luisante - où il ne laissera pas
trop de traces - entre deux haies de spectateurs trempés
et stoïques. Devant la tribune officielle, des bravos,
des hochements de têtes impressionnées, des commentaires
: le M4 glisse sur ses chenilles dans le petit ronron de son
diesel. Et alors la surprise : alors que le char poursuit tout
droit vers l'endroit de rechargement, la foule se met à
marcher à ses cotés avec les pépins. Ils
ne veulent pas en perdre une miette, ils se disloqueront qu'à
regret, lorsque le vieux char remontera sur sa remorque et disparaîtra
aux regards. Quelle aventure !
Depuis 1991,
le Sherman des sables aura sillonné la France de long
en large. Bien sûr, il a foulé les plages du débarquement
en Normandie, il retrouva aussi les plages de Provence où
il fut "abattu" en Août 1944. De Villeneuve
à Agen, de Tulle à Périgueux, de Toulon
à Aix en Provence, de Lyon à Grenoble, de Parthenay
à Orange, de Béthune à Bayeux et même
Ajaccio en 2008, la liste est longue, et certaines de ces villes
l'auront même vu plusieurs fois.
Il a aussi participé au tournage d'un film dans le bocage
Normand. Ce film a été commandé et réalisé
pour le musée d'Arromanches à l'occasion des cérémonies
commémoratives du 50ème anniversaire du débarquement,
il est encore diffusé de nos jours sur un écran
360°.
Lorsqu'il sorti des chaînes de montage en septembre 1942,
le vieux Sherman M4-A2 ne se doutait pas qu'il aurait une carrière
militaire aussi brève, et une carrière "civile"
aussi longue. Il aura fallut quelques 4 000 heures de travail
pour sa résurrection, et grâce aux "mécaniciens
de l'impossible" et de leur incroyable défi,
il peut savourer aujourd'hui une retraite toute à sa
gloire !

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Dossier
mis à niveau le 10 mars 2009.
Jean
Pierre Dardinier.
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