La Willys reversée dans le sportif.


La Willys après la Libération, a connu des fortunes diverses : l'U.S. Army certes en affecta bon nombre à l'armée française et assura ainsi des décennies de la Maltournée - SaladeMbv201.htm - mais nombreuses furent celles qui furent "démobilisées" et rendues à une vie civile laborieuse.

On vit apparaître les boites de transfert dites "agricoles", tirant très court pour les labours, on vit naître des carrosseries anti-courants d'air ou des caisses-fourgonnettes - chez Duriez par exemple.

Mais le sport eut aussi sa part : lors des premières éditions d'après-guerre du Tour de France cycliste, ces petites autos jouèrent aussi les outils des directeurs de course. Pas trop longtemps car, en montagne, les pneus military et la tenue de route en descente occasionnèrent bien des frayeurs à ceux qui essayaient de suivre Coppi et Bartali.

Cet aspect historique vient d'être remis en mémoire par l'infatigable Jean Pisapia, cheville ouvrière de la "Locomotion en fête", il a réalisé une jeep Tour de France, blanche, avec tous ses décors et même son porte-roues de bécane à l'arrière.

Après son porte-bombes Chevrolet du plus beau jaune, voici donc un autre engin pas banal du tout chez Jeannot. Evidemment, pour défiler à Bayeux… Il reste les Champs Elysées à l'arrivée du Tour.