Au chapitre des raretés
 

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1. Pour les amateurs de blindés, un véritable introuvable…sauf, comme d’habitude, chez les anglais. Un marchand a proposé ce VTT de 8500 kg. Il fut construit entre 1958 et 1962 pour la Bundeswehr par Deutz et…Hotchkiss, mais oui ! Avec un moteur français de 6 cylindres à essence qui consommait 85 litres aux cent km. A défaut d’en avoir vu, qui en a jamais entendu parler, de ce char français dans l’armée allemande aux premiers balbutiements de l’Europe ?  Rien que ça en fait un engin historique !


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2. A l’époque des recherches de jeep française, PEUGEOT y est également allé de son projet, autour d’un moteur de 203 dans les années cinquante. Il doit en rester une, à titre de témoignage. Elle n’avait pas si mauvaise allure, cette « VSP »


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3. Curiosité des curiosités : cette TEMPO G1200 allemande de la fin des années trente à la silhouette spécifique avait un petit moteur deux temps (19 hp) à chaque extrêmité et pouvait avoir les quatre roues directrices. Nombre furent exportées, bien peu survivent. La technologie des deux moteurs fut, un temps, utilisée sur quelques 2cv Citroën, elles aussi devenues rares


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4. Cette SKODA « 1101VO » construite en faible nombre derrière le rideau de fer à la fin des années quarante est une 4x2 à moteur de 32 hp, roues indépendantes  sur châssis tubulaire central : elle était venue de Tchéquie en 1999 en Normandie.


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5. D’une géométrie rappelant un autre camion célèbre, ce PRAGA « V3S » date du début des années cinquante en Tchécoslovaquie, il se distinguait, outre sa lenteur proverbiale, par un capot minuscule et plongeant, abritant un moteur Tatra refroidi par air. Il a beaucoup servi dans les pays de l’Est et apparut en 1962 en Algérie avec les troupes de Ben Bella et Boumedienne.

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6. Cette curieuse Volkswagen est appelée une « typ 62 » avec le sobriquet de « Käfer » (un nom d’insecte sans doute du à sa forme). Qui en sait davantage sur cette étrange hybride allemande ?


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7. La DKW-Auto Union « Munga » fut un produit intermédiaire, à une époque où les moteurs essence deux temps ne faisaient pas peur  avec leur fumée, ils avaient un si joli bruit de scooter…


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8. Cette STOEWER R180 de 1937 est en réalité un des trois prototypes 4x4 réalisés cette année-là par Hanomag pour la Wehrmacht : roues indépendantes, carter sec, roues arrière directrices sur commande. Restauré en 1975 à Villeneuve sur Lot, il est désormais dans A HONG KONG chez un collectionneur très averti.

 
 

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9.Le vachomobile est de construction vietnamienne locale. Sous la mousson persistante, cet ingénieux tonkinois a trouvé une astuce paramilitaire pour le confort de ses clients et de lui-même (tant pis pour la vache !). Sur son chariot rustique à différentiel autobloquant, il a ficelé une cabine avancée assez large pour accueillir au sec trois ou quatre passagers payants . L’un d’eaux, dans l’allégresse, tient même le volant…Mais cette image a sa place ici car c’est un fossile de la guerre du Vietnam : cette cabine provient en effet d’un camion est-allemand de marque IFA, 4x4  type « W-50 » sans doute offert autrefois au Vietcong. La vache ne portant pas de dynamo, il est vraisemblable que les clignotants ne fonctionnent plus, sauf si les passagers pédalent. Qui sait ? En tous cas, il n’y a plus d’essuie-glaces.

 


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10.A restaurer, c’est encore possible ! Dans une poubelle de plein air polonaise, cette GAZ 67 a été repérée par un œil averti. C’est sauvable, même s’il manque des bricoles, car l’engin est d’une grande rareté. Calandre mise à part, la carrosserie fait très « forgeron de village », bien que construite à 63 000 exemplaires en URSS entre 1942 et 1953 avec pas mal d’emprunts (ça se faisait beaucoup là-bas…) à la conception Willys. L’on aperçoit, derrière, l’arrière rondouillard d’une berline fifties, elle aussi inspirée des lignes US, qui semble être une Pobjeda .


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11.Peu courant dans nos collections : ce superbe MACK 6x4 type « NR » n’était pas un véhicule tactique de la seconde guerre, c’était un logistique routier, de surcroit équipé de moteur diesel 123 hp.  Plus de 16 000 furent construits, avec variantes successives, (il y eut même une version non jumelée au départ). Photographié aux USA lors d’une concentration de voitures anciennes, celui-ci est l’un des derniers modèles, cabine bâchée et roues jumelées (on notera le moyeu dit « artillerie » avec jante démontable). Ces camions lents mais increvables avaient des ponts à double réduction et des freins à air., ainsi qu’un répartiteur de puissance inter-essieux. La paix revenue, beaucoup firent du transport lourd (classés 10 tonnes de charge utile). Et l’on en vit énormément chez les industriels forains et les cirques des années cinquante.


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12. Les Italiens eurent aussi, au début des années quarante, leurs heures coloniales et sablonneuses :  ainsi put exister cette « kübel » transalpine habillée sur mesure, sur le chassis de la fameuse FIAT 1100 « Ballilla » : seules les roues arrière étaient motrices, aussi exista-t-il deux montes de pneus (petit ou gros ballon) en fonction du terrain. C’était une petite auto de moins de 900 kilos, mais cela suffisait pour les 30 hp du petit moteur Fiat de la 508C. Une voiturette originale dont il subsiste quelques rares exemplaires dans les troupes de Piero Brezza. On notera le volant placé à droite comme c’était encore souvent le cas en 1939.


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13. La Volkswagen Typ 82, appelée le plus souvent "Kübelwagen", a été précédée de quelques tâtonnements de bureaux d'étude. Cousin de la Tempo, voici le prototype testé en 1939 : une ligne très basse, moteur arrière, , le tout signé par Ferdinand Porsche. A noter l'avant plus plongeant avec la roue de secours presque totalement encastrée.