"La route du fer est coupée !"
9 avril - 7 juin 1940 - Campagne de Norvège.
2010 - 70ème anniversaire de la première victoire alliée
de la seconde guerre mondiale.


Au premier plan, casqué, Antoine Béthouart - 1889 à 1982.
Général de l'armée de terre française.

Dés le début de la seconde guerre mondiale la Norvège attire l'attention des belligérants. Carrefour maritime stratégique, ses fjords peuvent abriter une flotte importante, et, par son port de Narvik, libre de glaces toute l'année, transitent depuis la Laponie suédoise et ses mines de fer de Kiruna, dix millions de tonnes d'un minerai utile à l'industrie de guerre allemande.

En novembre 1939, l'Union soviétique soucieuse de protéger son flanc Nord, viole le traité de non-agression de 1932 ; l'armée rouge attaque la Finlande. Cette agression motive un premier plan de débarquement franco-anglais. Dans ce but, en France, alors commandant de la 5ème demi-brigade de chasseurs alpins, le colonel Béthouart à charge de constituer un corps expéditionnaire que la capitulation finlandaise rend caduc.

Début avril 1940, de nouveaux projets sont en cours lorsque afin de sécuriser le transport du fer, avant d'engager la bataille de France le 10 mai, Hitler attaque la Norvège. En une journée, malgré de meurtrières contre-attaques des bâtiments britanniques, par une série d'opérations aéronavales, les allemands se rendent maîtres des principaux ports.

La première riposte alliée vise Trondheim, Andalnes, Namsos. C'est dans ce secteur que débarque la 5ème demi-brigade de chasseurs alpins. Les combats se déroulent par grand froid, dans la neige, sous des vagues de bombardements. Alors que britanniques et norvégiens chancellent sous les coups de la Luftwaffe, les Français s'accrochent à Namsos incendié. La situation s'aggrave, le War Office décide le rembarquement.

Le Haut Commandement veut porter l'effort principal sur Narvik. Bataille navale, puis bataille terrestre après mise à terre depuis une force maritime, trois bataillons britanniques débarquent au Nord de l'Ofotenfjord, rejoints par la 27ème demi-brigade de chasseurs alpins et la 13ème demi-brigade de la Légion étrangère - D.B.L.E. composée en majorité de républicains espagnols et de bataillons de chasseurs polonais - toujours aux ordres de Béthouart, nommé pour l'occasion et à titre temporaire général de brigade.

Depuis Belley dans l'Ain, l'itinéraire des troupes françaises vers Narvik,
les frontières de 1939, la voie ferrée, les mines de fer de Kiruna.

Port de Brest, le Djenné s'apprête à embarquer ces hommes de la
27ème demi-brigade de chasseurs alpins, 40 officiers, 1 374 hommes,
148 animaux vont prendre place à bord - ECPAD.



Port de Brest, les Peugeot DK5J attendent l'embarquement.

Aux camions, camionnettes et autres moyens de transport…,
les "alpins" préfèrent et embarquent leurs "brêles" - ECPAD.

Chasseurs alpins et norvégiens prennent l'offensive au Nord de Bjervik, la
13ème D.B.L.E. s'empare de cette ville.

28 mai, l'opération de Narvik est déclenchée, légionnaires et norvégiens atteignent Orneset. Au Sud, deux bataillons polonais se portent sur Ankenes et Bjersfjord. Cramponnés à un plateau surplombant la ville, soutenus par leur aviation, les Allemands ripostent. Les forces alliées se regroupent, occupent les crêtes, contraignent l'Allemand à reculer…, Français et Norvégiens entrent victorieux dans Narvik, les Polonais font jonction avec des éléments de la Légion étrangère…, les Allemands sont repoussés sur la frontière suédoise.

1erjuin 1940 - Steinland, les vainqueurs de Norvège septentrionale - il manque la Légion -
posent devant un char français Hotchkiss H39 de la 342ème Cie Autonome de Chars de Combat.
A gauche les Britanniques, à droite les Polonais, au centre, les Français,
un chasseur du 12ème B.C.A. et en petits bérets noirs, l'équipage du char - ECPAD.

Hors pendant ce temps, en France, la situation est devenue dramatique, les panzers ont percé les lignes françaises, le corps expéditionnaire britannique est encerclé dans Dunkerque... Devant la tournure désastreuse des opérations, ordre est alors donné aux forces alliées de quitter la Norvège. Le 8 juin les troupes embarquent pour Brest, elles y arrivent quelques jours avant la fin des combats.

Serge Pivot.